OpenAI installe Codex directement dans l'application ChatGPT sur iPhone et Android. Le téléphone devient une télécommande pour suivre, valider et relancer les tâches lancées par l'agent depuis votre Mac, votre PC ou un environnement distant. Bien pratique pour garder la main sur des sessions longues sans rester scotché à votre écran principal.
Un Codex mobile, mais pas vraiment
L'app existait déjà en version autonome sur Mac et PC. Sur smartphone, ce n'est pas Codex qui tourne sur le téléphone : c'est ChatGPT qui se connecte à votre machine principale où l'agent travaille. Vous voyez les fils actifs, les sorties de terminal, les captures et les résultats de tests en direct. Vous pouvez approuver une action, en refuser une autre, ajouter du contexte ou changer de modèle sans bouger de votre canapé.
Une app de supervision
L'objectif est simple : pouvoir intervenir au bon moment sans rester planté devant son ordinateur. Vous lancez un nouveau prompt, vous validez une étape et vous corrigez la direction de l'agent quand il part de travers. Les fichiers, identifiants et permissions restent sur la machine qui héberge Codex. Que ce soit un portable, un Mac mini dédié ou un environnement distant administré, le téléphone ne fait que renvoyer l'état en direct et envoyer les ordres.
Windows attendra
Le déploiement démarre aujourd'hui sur iPhone et Android dans toutes les régions supportées. Par contre, pour piloter à distance un Codex qui tourne sur Windows, il faudra patienter encore un peu. OpenAI parle d'un support à venir, sans calendrier précis. Pendant ce temps, Anthropic a déjà sorti son équivalent Remote Control pour Claude Code en février dernier. OpenAI essaye donc de rattraper son retard.
On en dit quoi ?
C'est exactement ce qu'il manquait à l'expérience Codex. Quand le travail d'un agent s'étale sur plusieurs minutes ou plusieurs heures, rester devant l'écran à valider trois clics toutes les dix minutes n'a aucun sens, et c'est surtout infernal. Pouvoir garder un œil depuis le téléphone et débloquer l'agent quand il pose une question, ça change complètement la donne. Bon, reste un problème, tout repose toujours sur une machine principale qui doit rester allumée et connectée, ce qui réintroduit quand même une dépendance que les vraies apps mobiles cherchent à supprimer.